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Vendredi 23 février 2007

Monsieur THEPOT
Président du C.H.S.C.T.
Centre Hospitalier d’Arras

Arras,
le 17 février 2007


Objet : Sécurité professionnelle


Monsieur Le Président,

L’incompréhension et la consternation frappent aujourd’hui Force Ouvrière. Vos agissements et votre sémantique, liés aux difficultés inhérentes au service des urgences, nous semblent totalement inappropriés.

Effectivement, sachez que l’acte de solidarité que vous n’avez de cesse de réclamer ne fait pas partie du lexique utilisé par les différentes professions qui encadrent et gèrent la prise en charge du patient. La solidarité doit rester un acte citoyen. L’imposer en fait perdre toute sa portée, voire sa signification. L’hôpital public n'a jamais été assimilé au monde associatif. Mais, si vous, Président du C.H.S.C.T., décidiez brutalement, de faire un acte solidaire et humanitaire local en mettant vos grandes ressources au service du brancardage, jusqu’à 21 heures dans le service des urgences, sachez que Force Ouvrière n’y verrait aucun inconvénient !

Quelque soit votre décision, Force Ouvrière tient à ce que votre appréciation concernant cette situation soit objective et officielle. La loi nº 2003-699 du 30 juillet 2003 art. 8 I et II affirme que : « Le chef d'établissement prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs de l'établissement… » et « le chef d'établissement met en oeuvre les mesures adaptées sur la base des principes généraux de prévention suivants : éviter les risques, évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités, combattre les risques à la source, …, donner les instructions appropriées aux travailleurs ». Les règles que vous adopterez doivent mettre en évidence les mesures de prévention et de sécurité qui encadreront le personnel concerné.

Puis, conformément à la législation et tel que l’indique l’article. R. 230-1 concernant le document unique, nous devrons évaluer les risques pour la sécurité professionnelle des agents. En instance, nous devons faire l’inventaire des risques identifiés et les évaluer. Les diverses décisions d’aménagement concernant ces postes doivent paraître dans ce document. Force Ouvrière vous rappelle que celui-ci doit être tenu à la disposition des membres du C.H.S.C.T., des délégués du personnel, ainsi que du médecin du travail.


Le document unique doit faire paraître les changements que vous voulez mettre en application. Il sera mis à la disposition de l'inspecteur et/ou du contrôleur du travail et/ou des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale.

Pour le moment, Force Ouvrière reste persuadé que la sécurité des agents hospitaliers et celle des patients sont, pour vous, sources d’attentions. Vous n’êtes pas sans savoir que les instances conservent un rôle important. Le moment venu, elles émettront leurs positionnements et leurs appréciations concernant la nouvelle fiche de tâches du personnel paramédical travaillant au SAMU. Le procès verbal prendra en considération les différents avis des membres du C.H.S.C.T.. Le votre aura une dimension particulière car c’est vous qui endosserez la responsabilité de ne plus avoir d’équipe SAMU prête à intervenir de façon immédiate.

Restant à votre disposition et dans l’attente d’une réponse précise de votre part, nous vous prions de croire, Monsieur Le Président du C.H.S.C.T., en notre sincère considération.

Etienne MARTINOT
Michaël SULIGERE

 
par force ouvrière ch arras publié dans : C.H.S.C.T.
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Vendredi 2 février 2007
par force ouvrière ch arras publié dans : C.H.S.C.T.
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Lundi 29 janvier 2007
L’interdiction de fumer sur le lieu de travail      
 
 
Interdiction de fumerLe décret sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics, adopté le 15 novembre dernier et publié au Journal officiel du 16 novembre 2006 (D n°2006-1386), a beaucoup fait parler de lui. Trois circulaires viennent de paraître afin de préciser le champ d’application de l’interdiction de fumer, notamment sur les lieux de travail. C’est l’occasion pour nous de faire un point sur cette mesure (art. R. 3511-1 et suivants du Code de la Santé Publique).

Quels lieux sont concernés par l’interdiction de fumer ?
De manière générale, ce sont :
• " les lieux, à usage collectif, fermés et couverts, qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail " (art. R. 3511-1 Code de la santé publique) :
• les moyens de transport collectif ;
• les espaces non couverts des écoles, collèges et lycées publics et privés ;
• les établissements destinés à l’accueil, la formation, l’hébergement ou la pratique sportive des mineurs ;
• les établissements de santé.

Et dans l’entreprise plus spécifiquement ?
Comme avant, sont concernés par l’interdiction les locaux clos et couverts affectés à l’ensemble des salariés (accueil et réception, restauration, salles de réunion et de formation, salles et espaces de repos...). Aucune dérogation n’est plus admise.
Le décret va plus loin que les mesures d’application de la loi Evin puisque l’interdiction est a priori applicable dans les bureaux individuels comme dans les bureaux collectifs. La circulaire du 24 novembre 2006 du Ministère de l’Emploi précise en effet que dans la réalité, les bureaux individuels ne sont jamais occupés uniquement par un seul salarié.

L’employeur doit-il prévoir des locaux fumeurs dans l’entreprise ?
Ce n’est pas une obligation mais une simple faculté. Si la décision est prise de mettre à la disposition des fumeurs ce type de local, il doit répondre à des conditions très strictes :
Ce doit être une salle close dans laquelle aucune prestation de services n’est délivrée. Aucune tâche de maintenance ne peut y être exécutée sans que l’air ait été renouvelé pendant au moins une heure. L’emplacement doit être équipé d’un puissant système d’extraction d’air indépendant du système de ventilation général du bâtiment. La salle doit être continuellement en dépression par rapport au reste des locaux attenants pour que la fumée ne puisse s’échapper et être dotée de fermetures automatiques sans possibilité d’ouverture non intentionnelle. La salle ne doit pas constituer un lieu de passage et ne peut représenter plus de 20% de la superficie totale du bâtiment sans pouvoir excéder dans tous les cas 35m2. Le responsable de l’établissement doit toujours être en mesure de présenter une attestation de maintenance du dispositif de ventilation mécanique à l’occasion de tout contrôle et faire procéder à l’entretien régulier du dispositif.

Quelles sont les obligations pour l’employeur?
L’employeur a une obligation de sécurité de résultat en matière de lutte contre le tabagisme (Cass. Soc. 29 juin 2005). De manière générale, il doit donc faire respecter cette législation, en vue de protéger la santé des salariés.
Le responsable de l’établissement est donc passible d’une amende de 4ème classe (135 euros) si :
• il ne met pas en place la signalisation rappelant le principe de l’interdiction de fumer ;
• il met à la disposition des fumeurs un fumoir non conforme aux prescriptions réglementaires ;
• il favorise volontairement, par quelque moyen que ce soit, la violation de l’interdiction de fumer.
Les représentants du personnel doivent-ils être consultés ?
Le projet de mise en place d’un tel emplacement et les modalités de mise en œuvre doivent être soumises pour consultation au CHSCT ou, à défaut, aux délégués du personnel et à la médecine du travail. La circulaire du 24 novembre 2006 précise que 2 membres du CHSCT peuvent également être à l’origine de la discussion sur cet emplacement en provoquant une réunion extraordinaire.
Ces consultations doivent être renouvelées tous les 2 ans lorsqu’un emplacement spécifique a été mis en place.
De manière plus générale, les délégués du personnel disposent d’un droit d’alerte en cas de dangers pour la santé des salariés (art. L. 422-1-1 du Code du travail) et le CHSCT a une mission générale de contribution à la protection de la santé des salariés (art. L. 236-2 du Code du travail).

L’interdiction de fumer doit-elle apparaître dans le règlement intérieur ?
Ce n’est pas une obligation, la réglementation s’impose à tous sans avoir besoin de modifier le règlement.

Que risque un salarié qui fume en violation de cette interdiction ?
Il s’expose à la fois au pouvoir disciplinaire de l’employeur (sanctions disciplinaires classiques) mais également à une amende pénale de 3ème classe (68 euros).

Quand est ce que cette réglementation est applicable ?
Dans l’entreprise, dès le 1er février 2007. Dans les " lieux de convivialité " (bars, discothèque, débits de tabac, hôtels et restaurants, casinos), cette interdiction s’appliquera le 1er janvier 2008.

A noter : les inspecteurs du travail sont habilités à constater les infractions prévues par cette réglementation. La circulaire annonce également une action de contrôle ciblée effectuée en février 2007 par les agents de contrôle qui vérifieront le respect de l’interdiction, les consultations liées à la mise en place de fumoirs, la production de l’attestation et le respect de la signalétique. Ces actions devraient être effectuées avant fin mars.

Sources : FO Métaux  

par force ouvrière ch arras publié dans : C.H.S.C.T.
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Dimanche 14 janvier 2007
par force ouvrière ch arras publié dans : C.T.E.
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Samedi 13 janvier 2007
par fo ch arras publié dans : C.H.S.C.T.
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Samedi 13 janvier 2007
Interdit de fumer! 
Après avoir fait couler beaucoup d’encre notamment quant à sa légalité, le décret fixant les conditions d’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif vient d’être publié au Journal Officiel (D. n°2006-1386 du 15/11/2006 modifiant les articles R.3511-1 et s. du Code de la Santé publique) suite...
 
par force ouvrière ch arras publié dans : C.H.S.C.T.
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Vendredi 12 janvier 2007
LES DISCUSSIONS AVANCENT SUR LA PRÉVENTION MAIS PAS SUR LA RÉPARATION
 

La dernière réunion de négociation sur les accidents et les maladies professionnelles a quelque peu buté sur l’indemnisation des victimes.

La deuxième séance de négociation collective sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (AT-MP) a fait apparaître un certain consensus sur l’amélioration de la prévention mais surtout des divergences sur l’indemnisation des victimes. Après un premier accord sur la «gouvernance» de la branche AT-MP – approuvé le 5 avril par le patronat, FO, la CFDT et la CFTC, ce compromis renforce la gestion paritaire de cette branche de la Sécurité sociale – les interlocuteurs sociaux se sont penchés mardi sur les volets «prévention», «réparation et tarification» de la négociation.

Ils sont parvenus à «un consensus sur la nécessité d'améliorer la prévention dans les TPE-PME» (très petites et moyennes entreprises), a expliqué Jean-René Buisson (MEDEF). Pour Danièle Karniewicz (CGC) et Jean-Louis Malys (CFDT), l'accès à la médecine du travail est encore loin d’être satisfaisant pour tous les salariés de ces entreprises, en raison des «difficultés des employeurs à passer des discours aux moyens concrets». C’est pourquoi FO, par la voix de Jean-Claude Mallet, a pris acte d’une certaine convergence sur «la nécessité d’actions plus approfondies en direction des salariés des TPE-PME». Selon lui, cela «permettrait la mise en place de formations de prévention dans les TPE-PME (..), gratuites et annuelles». Jean-Claude Mallet se réjouit également de la prise en compte de la proposition de FO sur «l’expérimentation de services de santé au travail au sein des caisses de Sécu, pour les salariés exclus du système de santé au travail, notamment ceux du secteur des services à la personne (1,8 millions de travailleurs)». Autre idée de FO bien accueillie par les interlocuteurs sociaux: la création d’une «institution paritaire, travaillant avec l'ensemble des acteurs de la prévention, pour la réinsertion des victimes d'AT-MP, déclarées inaptes à tout poste dans leur entreprise».

Les autres points de la négociation sont plus problématiques. Les syndicats se sont opposés à la volonté patronale d’élaborer une définition «légale» de la «faute inexcusable». Raison avancée par le MEDEF, celle-ci serait actuellement «trop soumise aux aléas juridiques». Les syndicats ont rejeté également à une autre proposition patronale prévoyant d’imposer «l’immunité civile des employeurs». Explication: en plus de l'indemnisation forfaitaire, un salarié peut aujourd’hui demander, la réparation d’un préjudice physique ou moral en cas d'accident de trajet (dommages survenus durant l'aller ou le retour du domicile au lieu de travail). C’est cette responsabilité civile engageant l’employeur pour ce type d’accident de travail (125 000 cas par an, 500 morts en 2005) que le patronat aimerait bien voir supprimer.

D’une négociation à l’autre, la stratégie patronale consiste toujours à se délester un peu plus de la responsabilité financière des entreprises. Et la discussion autour de la réparation et la tarification des AT-MP, c’est-à-dire l’indemnisation due aux salariés victimes d’accidents de travail, n’échappe pas à la règle. Ainsi, les syndicats, qui militent pour une «réparation intégrale» se sont vu opposer une fin de non recevoir du MEDEF, qui tient à l’actuelle «indemnisation forfaitaire», moins étendue.

M. Buisson (MEDEF) a écarté la tentative des syndicats d'imposer des «contraintes lourdes aux TPE-PME». Mais, de là à organiser la fuite des responsabilités des entreprises, il y a grand pas qui n'est sans doute pas près d'être franchi. Une prochaine réunion plénière devrait avoir lieu début février 2007, dans l’espoir (partagé?) de parvenir à un accord début mai.

par force ouvrière ch arras publié dans : C.H.S.C.T.
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Vendredi 12 janvier 2007
par force ouvrière ch arras publié dans : C.A.
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