Pendant que certains s'agitent autour de l'élection des menbres de l'Ordre fraîchement créé, nos revendications principales ne sont toujours pas entendues. En particuliers nos salaires qui sont proches du SMIC ( salaire minimun de croissance ).

A part des anti-fonctionnaires, et Mr Pujadas accompagné de sa rédaction, personne ne peut dire que notre traitement indiciaire est fonction de notre qualification. Pour preuve, aujourd'hui le salaire minimun est de 1280.07 euros mensuel brut, alors qu'un infirmier dans la fonction publique hospitalière débute à 1395.24 euros brute sans les primes. C'est à partir de ce traitement de base que l'on calcul les retraites des fonctionnaires.
Au moment ou il est dit des aberrations sur le salaire des fonctionnaires en général (http://www.liberte-cherie.com/a1950-Salaire_des_fonctionnaires_un_debat_d_un_autre_age.html ou référence au JT de France 2 du 18 février), il paraît important de porter des correctifs sur notre feuille de paie.
Nos salaires sont calculés comme suit : Point d'indice multiplié par indice d'échelon majoré. Selon le tableau ci-dessous, un infirmier débutant toucherait 1395.24 brut. En fin de carrière, son salaire s'élévera à 2179.93 brut.
Il convient de préciser que les infirmiers lors de leur nomination accèdent directement l'echelon 2 (une bonification
d'ancienneté). Enfin à partir de l'echelon 5, tout en comptant au moins 10 ans de services effectifs, peuvent accéder à la classe supérieure selon la grille indiciaire ci-dessous les infirmiers
remplissant ces deux conditions (mais il y a un quotas d'admis dans chaque établissement) :

A notre traitement de base s'ajoute des émoluments (prime ou indemnité) qui ne sont pas pris en compte dans le calcul de la retraite.
- Indemnité de sujétion spéciale mensuelle appelée "13 heures" qui est égale à 13/1900ème du traitement brut annuel + indemnité de résidence annuel du personnel hospitalier.
- Prime spécifique dite "prime veil" qui a été revalorisée l'année dernièere (Arrêté du 7 mars 2007) dont le taux est de 90 euros par mois.
- Prime spéciale de début de carrière accordée aux infirmiers nommés à l'échelon 1 ou 2. Ceci a été apparenté à une prime comblant les bas salaires. celle-ci s'élève à 35.62 euros.
- Indemnité forfaitaire de risque pour les agents en permanence dans les unités pour les malades difficiles selon l'article 1er du décret du 2 janvier 1991, pour un montant de 234.89 euros par
mois. Il en est de même pour les agents travaillant en permanence dans les autres structures visées par l'article 1er du même décret, mais ici l'indemnité se porte à 97.69 euros par mois.
- Indemnité de travail intensif de nuit et majoration qui s'éleve pour l'indemnité horaire a 0.17 euros, ajouté 0.90 euros par heure pour travail intensif effectué entre 21 h et 6 h (voir pour
plus d'information le sujet suivant http://viehopital.over-blog.com/article-14199859.html).
- Indemnité forfaitaire dimanches et fêtes s'élève à 44.89 euros et est revalorisé dans les mêmes proportions que la valeur annuelle du traitement indiciaire des fonctionnaires de l'Etat
afférent à l'indice 100 majoré.
- Indemnité pour les personnes effectuant les toilettes mortuaires ou les mises en bière qui est égale à 0.67 euros par prestation.
- Prime spéciale d'installation que l'on touche une fois dans la vie d'un fonctionnaire. Cette indemnisation s'applique lors de l'affectation de l'agent en région Ile-De-France ou dans
l'agglomération liloise. Son taux est égal à la somme du traitement brut et de l'indemnité de résidence à l'indice brut 500.
- Indemnité de chaussure et de vêtement qui s'élève à 32.74 euros par an.
Enfin une prime qui est pour beaucoup importante car elle pourrait correspondre à un 13ème mois, la prime de service qui est ettribuée à titre individuelle en fonction de la charge de travail.
La réglementation prévoit des situations ne donnant pas lieu à abattement (congé annuel, accident ou maladie imputables au service, congé de maternité ou d’adoption). Par
conséquent, les retenues au titre d’autorisations d’absence sont juridiquement fondées.
Toutefois après un examen cas par cas, les établissements peuvent ne pas procèder aux retenues de l/140ème pour
des absences d’une journée, lorsqu’elles sont spécialement autorisées et justifiées, et qu’elles relèvent des cas prévus par la circulaire n° 188 DH/8D du 17 juin 1987 (mariage de
l’agent ; naissance d’un enfant ; décès ou maladie très grave du conjoint, des père, mère et enfants ; mariage d’un enfant ; décès d’un parent ou allié au deuxième
degré).
Il convient de rappeler que la prime de service n’est pas un supplément de traitement mais un avantage pécuniaire lié au rendement et à l’appréciation de la manière de servir. L’arrêté du 24
mars 1967 modifiant les conditions d’attribution des primes de service aux personnels de certains établissements d’hospitalisation, prévoit que, pour tenir compte des sujétions journalières
réelles, toute journée d’absence entraîne un abattement d’un cent quarantième du montant de la prime individuelle, à l’exception des absences dues à un déplacement dans l’intérêt du service et
à l’attribution de trois congés (annuel, pour accident du travail ou maladie professionnelle, maternité). Le congé de formation professionnelle ne figure pas parmi ceux qui exonèrent les
administrations hospitalières d’opérer une retenue sur la prime de service et l’établissement est fondé à opérer une réduction de la prime de service.
L’arrêté du 24 mai 1967 modifiant les conditions d’attribution des primes de service dispose que celles-ci sont applicables aux seuls personnels
titulaires et stagiaires (art 1er) ; ces dispositions ont été confirmées par une lettre interministérielle - Direction du budget, Direction des hôpitaux - en date du 25 juin 1999. Par
conséquent, les contractuels ne peuvent prétendre à cette prime.
Est-on bien payé ? Le gouvernement et sa meute de loup nous entendent ils ? Ils ont bien d'autres préoccupations qui ne concernent pas la majorité des travailleurs.
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