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Vendredi 21 mars 2008
vu sur: http://viehopital.over-blog.com/

Pendant que certains s'agitent autour de l'élection des menbres de l'Ordre fraîchement créé, nos revendications principales ne sont toujours pas entendues. En particuliers nos salaires qui sont proches du SMIC ( salaire minimun de croissance ).


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A part des anti-fonctionnaires, et Mr Pujadas accompagné de sa rédaction, personne ne peut dire que notre traitement indiciaire est fonction de notre qualification. Pour preuve, aujourd'hui le salaire minimun est de 1280.07 euros mensuel brut, alors qu'un infirmier dans la fonction publique hospitalière débute à 1395.24 euros brute sans les primes. C'est à partir de ce traitement de base que l'on calcul les retraites des fonctionnaires.
Au moment ou il est dit des aberrations sur le salaire des fonctionnaires en général (
http://www.liberte-cherie.com/a1950-Salaire_des_fonctionnaires_un_debat_d_un_autre_age.html ou référence au JT de France 2 du 18 février), il paraît important de porter des correctifs sur notre feuille de paie.

Nos salaires sont calculés comme suit : Point d'indice multiplié par indice d'échelon majoré. Selon le tableau ci-dessous, un infirmier débutant toucherait 1395.24 brut. En fin de carrière, son salaire s'élévera à 2179.93 brut.

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Il convient de préciser que les infirmiers lors de leur nomination accèdent directement l'echelon 2 (une bonification d'ancienneté). Enfin à partir de l'echelon 5, tout en comptant au moins 10 ans de services effectifs, peuvent accéder à la classe supérieure selon la grille indiciaire ci-dessous les infirmiers remplissant ces deux conditions (mais il y a un quotas d'admis dans chaque établissement) :


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A notre traitement de base s'ajoute des émoluments (prime ou indemnité) qui ne sont pas pris en compte dans le calcul de la retraite.

- Indemnité de sujétion spéciale mensuelle appelée "13 heures" qui est égale à 13/1900ème du traitement brut annuel + indemnité de résidence annuel du personnel hospitalier.

- Prime spécifique dite "prime veil" qui a été revalorisée l'année dernièere (Arrêté du 7 mars 2007) dont le taux est de 90 euros par mois.

- Prime spéciale de début de carrière accordée aux infirmiers nommés à l'échelon 1 ou 2. Ceci a été apparenté à une prime comblant les bas salaires. celle-ci s'élève à 35.62 euros.

- Indemnité forfaitaire de risque pour les agents en permanence dans les unités pour les malades difficiles selon l'article 1er du décret du 2 janvier 1991, pour un montant de 234.89 euros par mois. Il en est de même pour les agents travaillant en permanence dans les autres structures visées par l'article 1er du même décret, mais ici l'indemnité se porte à 97.69 euros par mois.

- Indemnité de travail intensif de nuit et majoration qui s'éleve pour l'indemnité horaire a 0.17 euros, ajouté 0.90 euros par heure pour travail intensif effectué entre 21 h et 6 h (voir pour plus d'information le sujet suivant
http://viehopital.over-blog.com/article-14199859.html).

- Indemnité forfaitaire dimanches et fêtes s'élève à 44.89 euros et est revalorisé dans les mêmes proportions que la valeur annuelle du traitement indiciaire des fonctionnaires de l'Etat afférent à l'indice 100 majoré.

- Indemnité pour les personnes effectuant les toilettes mortuaires ou les mises en bière qui est égale à 0.67 euros par prestation.

- Prime spéciale d'installation que l'on touche une fois dans la vie d'un fonctionnaire. Cette indemnisation s'applique lors de l'affectation de l'agent en région Ile-De-France ou dans l'agglomération liloise. Son taux est égal à la somme du traitement brut et de l'indemnité de résidence à l'indice brut 500.

- Indemnité de chaussure et de vêtement qui s'élève à 32.74 euros par an.


Enfin une prime qui est pour beaucoup importante car elle pourrait correspondre à un 13ème mois, la prime de service qui est ettribuée à titre individuelle en fonction de la charge de travail. La réglementation prévoit des situations ne donnant pas lieu à abattement (congé annuel, accident ou maladie imputables au service, congé de maternité ou d’adoption). Par conséquent, les retenues au titre d’autorisations d’absence sont juridiquement fondées.

Toutefois après un examen cas par cas, les établissements peuvent ne pas procèder aux retenues de l/140ème pour des absences d’une journée, lorsqu’elles sont spécialement autorisées et justifiées, et qu’elles relèvent des cas prévus par la circulaire n° 188 DH/8D du 17 juin 1987 (mariage de l’agent ; naissance d’un enfant ; décès ou maladie très grave du conjoint, des père, mère et enfants ; mariage d’un enfant ; décès d’un parent ou allié au deuxième degré).
Il convient de rappeler que la prime de service n’est pas un supplément de traitement mais un avantage pécuniaire lié au rendement et à l’appréciation de la manière de servir. L’arrêté du 24 mars 1967 modifiant les conditions d’attribution des primes de service aux personnels de certains établissements d’hospitalisation, prévoit que, pour tenir compte des sujétions journalières réelles, toute journée d’absence entraîne un abattement d’un cent quarantième du montant de la prime individuelle, à l’exception des absences dues à un déplacement dans l’intérêt du service et à l’attribution de trois congés (annuel, pour accident du travail ou maladie professionnelle, maternité). Le congé de formation professionnelle ne figure pas parmi ceux qui exonèrent les administrations hospitalières d’opérer une retenue sur la prime de service et l’établissement est fondé à opérer une réduction de la prime de service.

L’arrêté du 24 mai 1967 modifiant les conditions d’attribution des primes de service dispose que celles-ci sont applicables aux seuls personnels titulaires et stagiaires (art 1er) ; ces dispositions ont été confirmées par une lettre interministérielle - Direction du budget, Direction des hôpitaux - en date du 25 juin 1999. Par conséquent, les contractuels ne peuvent prétendre à cette prime.

Est-on bien payé ? Le gouvernement et sa meute de loup nous entendent ils ? Ils ont bien d'autres préoccupations qui ne concernent pas la majorité des travailleurs.


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par force ouvrière ch arras publié dans : DOSSIERS
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Vendredi 21 mars 2008
vu sur: http://viehopital.over-blog.com/

La profession infirmière est une profession généraliste. D'ailleurs, c'est autour d'elle que beaucoup de professions paramédicales se sont créées. Toutefois, les paramédicaux sont considérés comme des aides pour l'activité médicale. Ils sont soumis à la responsabilité du médecin. Même si le médecin est un collaborateur, dans les faits il y a peu de coopération pour prendre en charge le patient.
Seuls les infirmiers peuvent devenir des spécialistes dans un champ clinique : infirmier de bloc opératoire, infirmier anesthésiste ou puéricultrice.

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Les infirmiers peuvent tout de même obtenir des compétences, pouvant être considérés comme des personnes ressources ou expertes : qualité hygiène, endoscopie, personnes porteuses de stomie.... .
De même, ils peuvent avoir la qualité d'infirmier de recherche clinique. Malgré ce terme, ils ne peuvent qu'assister l'investigateur tout au long de l'essai.
Mais ceci reste de l’ordre du management local et d’une reconnaissance dans un lieu précis sans possibilité ni de rémunération adaptée ni d’évolution de carrière. Le chemin est encore long. Malgré la réforme de l'enseignement supérieur sur la base LMD, la formation n'est pas reconnue à sa juste valeur.
En France, la profession infirmière est donc limitée aà sa plus simple expression. Qu'en est il dans les pays  outre atlantique ?


Aux Etats-Unis, la pratique d'infirmière clinicienne a été créée dans les années 60. Il y a deux type d'infirmière :
 - l'infirmier spécialiste clinique qui a la qualité d'infirmier et en même temps les fonctions suivantes : enseignante, conseillère-consultante, chercheur, manager, expert clinique.
 - l'infirmier praticien peut avoir des activités médicales de diagnostic, de prescriptions et d'actes médicaux.
Au niveau de la formation, les infirmiers auront acquis un niveau Master.

Au canada, la pratique infirmière avancée
"repousse les frontières du champ de l’exercice de la profession infirmière et contribue au savoir infirmier et à l’épanouissement et au progrès de la profession " (Association des infirmières et infirmiers du Canada 2002).
Deux types d'infirmiers existent : les infirmiers cliniciens spécialisés et les infirmiers praticiens. 
Les infirmiers praticiens spécialisés peuvent prescrire des examens diagnostiques, des médicaments et d'autres substances, utiliser des techniques ou appliquer des traitements médicaux invasifs.

Quel avenir pour la pratique infirmiere en France ?

Selon le DHOS, les perspectives du métier infirmier seront menée comme suit :

Pratique confirmée
Spécificités dans une discipline
discipline (cardiologie, psychiatrie, urgence, médecine interne, etc.) 

Expertise ciblée
Expertise ciblée sur une pathologie ou sur une technique compétences approfondies sur une pathologie ou sur une technique

Pratique avancée
Expertise sur un champ global clinique comportant des pratiques avancées compétence du niveau de l'expertise du champ incluant 3 dimensions : diagnostiquer une situation, évaluer et prescrire.

N'oublions pas tout de même qu'il est important de faire évoluer les salaires des infirmiers et le niveau d'étude, source également de motivation, avant de réformer la pratique.
par force ouvrière ch arras publié dans : DOSSIERS
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